V - L’ESPAGNE, LE PORTUGAL ET LEURS COLONIES D’AMÉRIQUE

8. L'ESPAGNE AUX XVIIe ET XVIIIe SIÈCLE

sans autre précision
1910Don Juan de Serrallonga / Los bandoleros de las Guillerías (ES) de Ricard de Baños, Alberto Marro ; Hispano Films [d’apr. Victor Balaguer], 1200 m. – av. Cecilio Rodriguez de la Vega. – Les amours d’un bandit célèbre pour ses multiples évasions.
1918Tiefland (AT) de Friedrich Rosenthal; Wiener Kunstfilm-Industrie-Ges.mbH (Wien), 1990 m./5 actes. - av. Wilhelm Klitsch (Don Sebastian, marquis de Roccabruna), Marie Marchl (Martha), Anny Grimm (Martha enfant), Anton Edthofer (Pedro), Josefine Joseffy (la mère), Egon Brecher (le père), Eduard Sekler (le marieur). - L'opéra d'Eugen d'Albert et Rudolf Lothar (1903). Cf. le remake sonore de Leni Riefenstahl (1940-44).
1919[épisode] *Blade af Satans bog (Pages arrachées au livre de Satan) (DK) de Carl Theodor Dreyer ; Ole Olsen/Nordisk Films Kompagni Film, 87 min. – av. Johannes Meyer (Don Fernandez), Ebon Stradin (Isabella). – A Séville au XVIIe siècle, un moine s’éprend d’Isabella, la fille d’un noble passionné d’astrologie, mais ne pouvant conquérir son cœur, il la livre à l’Inquisition.
1921L’Infante à la rose (FR) d’Henry Houry ; Dal-Film, 1800 m. – av. Gabrielle Dorziat (Olive de Romanin), Georges Lannes (Don Luis, marquis d’Arbona), Denise Legeay (Fanette de Colombo), Emilio Portès (Don Ramirez), A. Gargour (Colombo), Berthe Jalabert (tia Maria). – Espagne au XVIIe siècle : Fanette fuit un mari jaloux et brutal et trouve protection auprès d’un marquis espagnol (d’après le roman de Gabrielle Réval, 1920). Tournage à Nanterre, à Séville, à Grenade, à l’Alcazar et à l’Alhambra.
1926El médico a palos (ES) de Sabino Antonio Micón ; Ediciones Garrido. – av. Erna Bécker, Maria Torres, Carmen Rico, Faustono Bretaño, Luis Echaide, Javier de Rivera. – Adaptation du « Médecin malgré lui » de Molière située en Castille au XVIIIe siècle.
1928Los misterios de la imperial Toledo (ES) de José Buchs ; Ediciones Forns-Buchs (Madrid). – av. Manuel Soriano (Alberto de Monteazul), Cándida Suárez (Ana), Alicia Espinel (Angelina), Fernando Diaz de Mondoza y Serrano (le duc). – Film de cape et d’épée situé à Tolède au XVIIe s.
1940-44 [sortie : 1954]Tiefland (DE) de Leni Riefenstahl [et Harald Reinl, Mathias Wieman] ; Tobis-Filmkunst, 98 min. – av. Leni Riefenstahl (Marta), Bernhard Minetti (Don Sebastian, marquis de Roccabruna), Aribert Wäscher (Camillo), Franz Eichberger (Pedro), Louis Rainer (Nando), Maria Koppenhöfer (Amelia), Karl Skraup (le bourgmestre, son père). – Espagne, dans les Pyrénées au XVIIIe siècle : le marquis de Roccabruna ordonne le mariage entre le berger Pedro et la danseuse gitane Marta, puis fait de cette dernière sa maîtresse. Pedro tue le tyran. Mélodrame inspiré librement de l’opéra d’Eugen d’Albert (1903), tourné à Berlin, à Prague et dans les Dolomites (achevé après-guerre par Reinl et Wieman).
1954*La nave delle donne maledette (Le Navire des filles perdues) (IT) de Raffaello Matarazzo ; Alfredo De Laurentiis/Excelsa Films, 100 min.. – av. Kerima (Rosario), Ettore Manni (Pedro Da Silva), May Britt (Consuelo), Tania Weber (Isabella de Silveira), Elvy Lissiak (Carmen), Luigi Tosi (capitaine Fernandez), Romola Costa (marquis Don Manuel de Haviland), Gualtiero Tumiati (marquis de Silveira), Edoardo Ciannelli (Miguel). – Au début du XVIIIe siècle, Isabella de Silveira, une aristocrate, commet un infanticide et l’innocente Consuelo, demoiselle de compagnie, est condamnée à sa place et déportée avec l’accord complice du clan Silveira ; les prisonnières à bord du navire se révoltent, les officiers sont tués, l’orgie règne. Faute de pilote, le navire sombre au cours d’un terrible orage ; seuls Consuelo et son avocat amoureux, Da Silva, peuvent se sauver. Consuelo sera innocentée à son retour en Espagne. – Film mutilé par la censure en Italie. Ado Kyrou, chantre du surréalisme au cinéma, discerne dans ce film-culte porté aux nues par les cinéphiles macmahoniens à Paris la quintessence du « mélo-navet dadaïste ». L’extravagant Matarazzo, parangon du mélodrame pur jus italien, tourne son film en Gevacolor aux studios Ponti-De Laurentiis de la Vasca Navale à Rome et en extérieurs à Palo Laziale (Castello Odescalchi) dans le faux navire construit pour « I tre Corsari » de Mario Soldati (cf. Pirates : Salgari, 2.3), d’après le roman « Histoire de cent trente femmes » de Léon Gozlan (1860).
1960El pequeño coronel (Le Petit Colonel) (ES) d’Antonio del Amo 
Cesáreo González/Suevia Films, 93 min. – av. Joselito (Don José Alvear), Carlos Larrañaga (ltn. Eduardo Aranda), María Mahor (Teresa), Tomás Blanco, Jesús Tordesillas, Fernando Sancho. – Les malheurs d’un orphelin d’origine aristocratique, en Andalousie à la fin du XVIIIe siècle : film pour enfants, avec des chansons gnangnan du redoutable Joselito.
1963Golia e il cavalière mascherato (Goliath et le chevalier masqué) (IT) de Piero Pierotti ; Fortunato Misiano/Romana Film, 84 min. – av. Alan Steel (Paco/Golia), Mimmo Palmara (Juan), José Greci (Blanca de Valverde), Pilar Cansino (Estrella, reine de gitans), Arturo Dominici (Don Ramiro), Renato Navarrini (Don Francisco de Valverde), Dina De Santis (Dolores). – Espagne au XVIIe siècle. Le prince de Valverde cherche à sauver ses domaines en donnant sa fille Blanca au fourbe Don Ramiro, alors que celle-ci aime son cousin Juan. Ramiro s’empare du château des Valverde, tue Don Francisco et séquestre Blanca, mais Juan, allié à des gitans et au puissant Paco, règlent son compte. Nanar de cape et d’épée filmé en Totalscope et Eastmancolor aux studios IN.CI.R-De Paolis à Rome.
1970El diablo cojuelo (ES) de Ramón Fernández ; Molino P. C., 104 min. – av. Alfredo Landa, Diana Lorys, Rafael Alonso, Tere Velázqzez. – Conte fantastique impliquant un astrologue et le diable, situé à Madrid au XVIIe s. (d’après la pièce de Luis Vélez de Guevara).
1974(tv) The Changeling (GB) d’Anthony Page ; « BBC Play of the Month » (BBC 20.1.74), 120 min. – av. Stanley Baker (De Flores), Helen Mirren (Beatrice-Joanna Vermandero), Brian Cox (Alsemero), Alan Webb (Vermandero), T. P. McKenna (Tomazo de Piracquo), Malcolm Reynolds (Alonzo de Piracquo). – La tragédie de Thomas Middleton, cf. film de 1998.
1978El caminante (ES) de Jacinto Molina [Paul Naschy] ; Horus Films, 88 min. – av. Paul Naschy (Leonardo), Sara Lezana (Doña Aurora), David Rocha (Tomás), Ana Harpo (Leonor), Blanca Estrada (Madre Elvira). – Au XVIIe siècle, un voyageur aux pouvoirs diaboliques sème la zizanie parmi les femmes.
1984Akelarre (ES) de Pedro Olea ; Amboto, 109 min. – av. Silvia Munt (Garazi), José Luis López Vázquez (l’inquisiteur), Mari Carrillo (Amunia, la sorcière), Walter Vidarte (Don Fermin de Andueza), Iñaki de Miramón (Iñigo de Andueza). – Un cas de sorcellerie dans la campagne de Navarre, à la fin du XVIIe s.
1998Middleton’s « Changeling » [L’Enfant échangé] (GB) de Marcus Thompson ; High Times Pictures Prod.-UIP, 97 min. – av. Ian Dury (De Flores), Amanda Ray-King (Beatrice-Joanna Vermandero), Colm O Maonlai (Alsemero), Richard Mayes (Vermandero, gouverneur), Guy Williams (Alonzo de Piracquo), Campbell Morrison (Lollio), Moya Brady (Isabella). – La tragédie de Thomas Middleton et William Rowley (1624), située à Alicante au XVIIe siècle. Fille du gouverneur du château, Béatrice est fiancée à Alonzo ; elle s’éprend toutefois d’Alsemero et les rivaux vont s’affronter en duel. Craignant pour la vie d’Anselmero, Béatrice demande à un troisième soupirant, De Florès, gentilhomme pauvre et pervers, de la débarrasser de son fiancé contre de l’argent. De Florès tue Alonzo. Béatrice épouse Anselmero, mais reste liée avec De Florès, qui l’a possédée, par le crime qu’elle lui a imposé. Mis au courant, Anselmero repousse sa femme avec horreur ; De Florès poignarde sa maîtresse et se tue avant que le gouverneur ne leur fasse expier leur faute.
1999A los que aman / L’Heure des nuages (ES/FR) d’Isabel Coixet ; Sogetel-Canal Plus-Sogepag, 97 min. – av. Monica Bellucci (Valeria), Gary Piquer (Martin), Amanda García (Armancia), Olalla Moreno (Matilde), Julio Núñez, Christopher Thompson. – Récit d’une passion inassouvie, située au XVIII e siècle.
Don Juan (Errol Flynn) devant la reine Marguerite d’Autriche (Viveca Lindfors) (Vincent Sherman, 1948).

8.1. Don Juan (Don Giovanni), séducteur mythique

Un personnage imaginaire (un « fantasme féminin » selon Jacques Lacan) qui opère dans un cadre historique variant entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, selon la source littéraire ou musicale. – cf. Tirso de Molina (« El burlador de Sevilla », 1630), Molière (« Dom Juan », 1665), W. A. Mozart (« Don Giovanni », 1787), Lord Byron (1819/24), Azorin (1922), Christian Dietrich Grabbe (« Don Juan und Faust », 1829), José Zorrilla y Moral (« Don Juan Tenorio », 1844), Henry de Montherlant (1958), etc. – Pièces montées à la télévision : sélection.
1898Don Juan Tenorio (MX) de Salvador Toscano.
1904Don Juan (FR) Pathé no. 740, 225 m.
1908Don Juan (FR) d’Albert Capellani ; Pathé no. 2140 [d’apr. Molière], 330 m. – av. Paul Capellani (Don Juan), Henri Desfontaines (Sganarelle).
1908Don Juan Tenorio (ES) de Ricardo de Baños et Alberto Marro [d’apr. José Zorrilla], 15 min. – av. Cecilio Rodriguez de la Vega (Don Juan).
1908Juanito Tenorio (ES) de Fructuoso Gelabert. – Parodie de la pièce de José Zorrilla.
1911La Fin de Don Juan (FR) de Victorin Jasset ; Eclair, 292 m. – av. Claude Garry (Don Juan), Chambreuil, Jacques Vandenne (Sganarelle), Madeleine Céliat (Doña Anna).
1911La Dernière Conquête de Don Juan (FR) de Louis Feuillade ; Gaumont, 206 m. – av. Georges Wague (Don Juan), Renée Carl, Bréon, Louise Lagrange.
1911La Conquête de Don Juan (FR) de Jean Durand ; Gaumont, 1 bob. – av. Gaston Modot. – Burlesque.
1913Il patto di Don Giovanni (Le Pacte de Don Juan) (IT) Milano Films, 650 m. [d’apr. Marlowe, Goethe et Byron].
1913Don Juan (NL) de Léon Boedels ; Film-Fabriek Franz Anton Nöggerath, 3 actes. – av. Willem van der Veer (Don Juan), Caroline van Dommelen, Tilly Lus, Constant van Kerckhoven.
1919Don Juan (AT) d’Edmund Loewe ; Hugo-Held-Film, 6 bob. – av. Hugo Held (Don Juan), Maria Mayen, Lina Woiwoode, Grete Bukovica.
1920 ?El señor Don Juan Tenorio (ES) de Juan Andréu. – av. José Benitez – Pastiche.
1922*Don Juan Tenorio / El castigador castigado (ES) de Ricardo de Baños ; Royal Films, Barcelona, 8 bob./[54 min.] – av. Fortunio Bonanova (Don Juan), Inocencia Alcubierre (Doña Inés de Ulloa), Jaime Planas (Don Luis Mejías), Ramón Bañeras (Don Gonzalo de Ulloa), Antonia Ramos (Brigida), Ramón Quadreny (Ciutti), Ricardo Fusté (cpt. Centellas), Pablo Prou de Vendrell (Don Rafael de Avellaneda), Conchita Huerta (Doña Ana de Pantoja). – D’après la pièce de José Zorrilla, située à Séville en 1545 : Don Juan retrouve son ennemi Luis Mejía pour régler un pari au sujet du nombre de leurs aventures amoureuses respectives. Se retrouvant à égalité, ils se lancent un nouveau défi dont l’objet est la conquête de Doña Inés de Ulloa qui est sur le point de rentrer au couvent. Don Juan en tombe amoureux et change de vie. – Une production espagnole ambitieuse, tournée aux ateliers Galeria de Studio Films à Barcelone, sonorisée en 1936 avec des dialogues de Ramón Caralt et redistribuée sous le titre de « El castigador castigado ».
1922Don Juan (GB) d’Edwin J. Collins ; Master-Gaumont [d’apr. Mozart], 325 m. – av. J. R. Tozer (Don Juan), Vivian Gibson (Zerlina), Kathleen Vaughan (Doña Elvira), Lillian Douglas.
1922Don Juan (Ein Spiel aus verklungenen Zeiten) (DE) d’Albert Heine et Robert Land ; Vera-Filmwerke AG (Hamburg), 2290 m. – av. Hans Adalbert von Schlettow (Don Juan), Margarethe Lanner (Doña Anna), Hermann Wlach (Don Octavio), Vilma von Aknay (Conchita), Inez Allegri (Doña Elvira), Hans Hermann Schaufuss (Leoporello), Williy Favart (Don Diego), Margit Barnay (la princesse), Julius Falkenstein (le prince), Emil Mamelok (Comtur). – Scénario original de Willy Rath.
1922*Don Juan et Faust (FR) de Marcel L’Herbier ; H. L’Herbier/Gaumont, série « Pax », 2000 m. – av. Jaque Catelain (Don Juan), Vanni Marcoux (Faust), Marcelle Pradot (Doña Anna), Johanna Sutter (Doña Elvira), André Daven (Velazquez), Philippe Hériat. – Les destins du séducteur et du savant alchimiste inféodé à Satan se croisent pour le cœur de Doña Anna, dont Don Juan, adolescent et timide, a accidentellement tué le père, le Commandeur de Castille. Faust, qui convoitait la belle, avait révélé l’idylle au père courroucé. Anna repousse désormais Don Juan et celui-ci décide de se venger de toutes les femmes. A la fin de sa vie, dégoûté, il se retire dans un couvent, fait sa confession publique et reçoit le baiser du pardon que lui donne une religieuse : Anna, son ancienne fiancée. – Des « aventures romanesques en deux parties » établies à partir de la tragédie « Don Juan und Faust » de Christian Dietrich Grabbe (1829) et le « Don Juan » de Nikolaus Lenau (1844), servies par de superbes images, une abondance de recherches visuelles, des décors originaux, des costumes de Claude Autant-Lara (entre cubisme et Velazquez). Un film au coût exorbitant (650’000 francs), source de gros conflits avec Léon Gaumont et avec la censure (pour ses « effets de nudité »). Tournage en Espagne (Ségovie) et dans les studios de La Villette.
1925Les Cinquante ans de Don Juan / Le Réveil de Maddelone (FR) d’Henri Etievant ; Films Stefan Markus. – av. Léon Mathot, Simone Vaudry, Charles Vanel, Geneviève Cargèse.
1926® **Don Juan (US) d’Alan Crosland ; Warner Bros., 10018 ft./10 bob – av. John Barrymore (Don Juan de Marana), Estelle Taylor (Lucrèce Borgia), Warner Oland (César Borgia). – Premier film sonorisé. Action transposée à la cour des Borgia au XVe s, cf. Renaissance : Italie.
1927El señor Don Juan Tenorio (ES) de Juan Andreu Moragas. – av. Carmen Navarro et José Benitez. – Parodie de la pièce de José Zorrilla.
1929Δ Seven Faces (US) de Berthold Viertel. – av. Paul Muni (Don Juan).
1934*The Private Life of Don Juan (La Vie privée de Don Juan / La Dernière Aventure de Don Juan / La Fin de Don Juan) (GB) d’Alexander Korda ; London Film, 90 min. – av. Douglas Fairbanks (Don Juan), Melville Cooper (Leporello), Merle Oberon (Antonita), Binnie Barnes (Rosita), Benita Hume (Doña Dolores), Gina Malo (Pepita), Gibson Gowland (Don Alfredo). – Comédie satirique dont l’action est située en 1650 à Séville. Don Juan (comme Fairbanks) a vieilli : 50 ans, empâté, frileux, fatigué et irritable, mais la fascination que son nom exerce sur les femmes reste intacte. Chacune rêve d’un Don Juan pour elle seule. Accompagné de Leporello, le séducteur légendaire rentre incognito à Séville après un séjour à l’étranger. Entre-temps, un sosie l’a précédé et sème la terreur parmi les époux ; un mari jaloux le surprend et le tue. Enterrement spectaculaire de Don Juan, deuil national parmi la gent féminine. L’authentique séducteur assiste à son propre enterrement, puis disparaît enchanté, suivi secrètement par son ancienne maîtresse Dolores (qui a payé toutes ses dettes derrière son dos et est de connivence avec Leporello). Il vit incognito sous le pseudonyme de Capitaine Mariano quand sort le livre « The Private Life of Don Juan » qui devient un bestseller. Antonita s’autoproclame « veuve » et entretient culte et légende de son « époux ». Furieux, Don Juan retourne à Séville, interrompt un spectacle théâtral sur ses exploits pour crier la vérité et se faire reconnaître, le public s’esclaffe, il est ridiculisé par la foule, traité de fou puis arrêté par la police. Dolores le fait libérer discrètement et lui permet d’escalader son balcon où elle se fait demander en mariage… Troisième volet des « vies privées » produites par Korda, après celle de Hélène de Troie (1927) et de Henry VIII (1933). Dernier rôle, autoparodique et un peu morose, du grand Douglas Fairbanks, les d’Artagnan, Robin des Bois, Voleur de Bagdad et Zorro du Hollywood muet, d’après la pièce « L’Homme à la Rose » d’Henry Bataille (1920). Tournage aux British and Dominion Studio à Elstree, dans de superbes décors de Vincent Korda. Soigné mais académique. Un échec public. La pudibonde censure américaine (Production Code Administration) exige de très nombreuses coupures et le film est interdit d’exploitation en Australie ainsi que dans certaines provinces du Canada (Alberta, British Columbia, Québec).
1937Don Juan Tenorio (MX) de René Cardona ; Cinematografia Excelsior [d’apr. José Zorrilla]. – av. René Cardona (Don Juan), Gloria Morel (Doña Inés de Ulloa), Alberto Marti (Don Luis Mejia), Jesús Graña, Consuelo Segarra, Miguel Arenas.
1942Don Giovanni / Gli amori di Don Giovanni (IT) de Dino Falconi ; Scalera Film, 85 min. – av. Adriano Rimoldi (Don Juan Tenorio), Dina Sassoli (Anna de Ulloa), Paolo Stoppa (Sganarelle), Elena Zareschi (Doña Elvira), Piero Carnabuci (marquis Consalvo de Ulloa). – Un scénario original de Falconi qui reprend l’intrigue (et l’accompagnement musical) de W. A. Mozart, tourné dans les studios Scalera à Rome.
1948/49**Adventures of Don Juan / GB : The New Adventures of Don Juan (Les Aventures de Don Juan) (US) de Vincent Sherman [et David Butler] ; Jerry Wald/Warner Bros., 110 min – av. Errol Flynn (Don Juan de Maraña), Alan Hale (Leporello), Viveca Lindfors (Marguerite d’Autriche), Romney Brent (Philippe III), Robert Douglas (duc de Lorca), Pedro de Cordoba (le peintre Francisco Pacheco), Ann Rutherford (Doña Elena), Robert Warwick (Don José, comte de Polan), Jerry Austin (Don Sebastian). – Au cours d'un séjour en Angleterre, Don Juan est jeté en prison après un duel contre un mari trompé. L'ambassadeur d'Espagne obtient sa libération sous condition qu'il regagne Madrid et entre au service de la reine Marguerite d'Autriche, au titre de maître d'armes du palais. Il se heurte bientôt à l'inimitié du duc de Lorca, Premier ministre du royaume et partisan de la guerre contre l'Angleterre. Lorca domine le roi, évanescent, cherche à museler son épouse et prépare un coup d'État pour s'emparer du trône. Don Juan déjoue le complot, en avertit la reine et investit le palais avec l'aide de ses élèves de l'Académie royale des armes. Il tue l'usurpateur en duel. La reine tombe sous son charme, amoureuse, mais Don Juan se retire galamment et choisit la voie de la sagesse en quittant la capitale et ses souverains. En cours de route, il croise le carrosse d'une belle voyageuse et repart pour de nouvelles aventures... Mis en chantier dès 1943, le film est commencé en noir et blanc par Robert Florey en octobre 1944 (scénario de Florey et Herbert Dalmas), réalisateur remplacé ensuite par Raoul Walsh (et Jean Negulesco ?). Walsh doit interrompre un début de tournage deux mois plus tard suite à une grève générale des studios. Le projet est repris deux ans plus tard, cette fois en Technicolor et sous la férule de Vincent Sherman (à la demande de Flynn), aux pieds d'une reine troublante incarnée par la Suédoise Viveca Lindfors, récemment débarquée de Stockholm. Malgré des dépassements de budgets considérables, l'alcoolisme de Flynn, des mesures d'économie (on renonce à la grande scène du bal) et divers rapiéçages, le résultat surprend agréablement. C'est une réussite savoureuse, racée, rythmée, avec des décors (113) et des costumes somptueux, et le dernier grand rôle d’Errol Flynn, incorrigible séducteur devant et derrière l’écran. Une superbe duel sur les escaliers géants du palais clôt le récit. Tournage aux studios Warner de Burbank, en extérieurs au Warner Ranch de Calabasas, dans les parages de Los Angeles (Lasky Mesa, Providencia Ranch) et à Balboa Park, San Diego, avec réutilisation des décors du château de Windsor érigés pour « The Private Life of Elisabeth and Essex » de Michael Curtiz (1939) et une scène de cavalcade issue de « The Adventures of Robin Hood » (1938) de Curtiz et William Keighley. Oscar 1949 des meilleurs costumes, nomination pour les décors. Le succès est mitigé au box office américain, mais le film attire les foules en Europe.

1949Don Juan Tenorio (AR) de Luis César Amadori [d’apr. José Zorrilla] ; Argentina Sonor Film, 106 min.. – av. Luis Sandrini (Don Juan), Tita Merello, Jorge Salcedo, Virginia Luque, Ricardo Galache.
1950*Don Juan / Le Plus Bel Amour de Don Juan (ES/FR) de José Luis Saénz de Heredia ; Chapalo Films, 124 min. – av. Antonio Vilar (Don Juan), Maria Rosa Salgado (Doña Inés de Ulloa), Annabella (Doña Ontiveras), Enrique Guitart (Don Luis Mejía), Santiago Rivero (Don Gonzalo de Ulloa), Maria Rosa Salgado. – En 1556, à la fin du règne de Charles Quint, le vieux Don Diego Tenorio, père du séducteur, apprend par son ami Don Gonzalo que Don Juan a déserté l’armée espagnole et s’est réfugié à Venise. Tournage en extérieurs à Madrid, à l’Escorial, à Séville et aux studios Ballesteros (Madrid), d’après la pièce de José Zorrilla.
1952[Il maestro di Don Giovanni / Crossed Swords (Le Maître de Don Juan) (IT/US) de Milton Krims ; United Artists. – av. Errol Flynn, Gina Lollobrigida. – cf. Renaissance, Italie.]
1952Don Juan Tenorio (ES) d’Alejandro Perla ; Mezquiriz Prod. [d’apr. José Zorrilla], 93 min. – av. Enrique A. Diosdado (Don Juan), Maria Carmen Diaz de Mendoza (Doña Inés), Gaspar Campos (Don Diego), José Maria Rodero (Don Luis). – Captation d’une mise en scène de Luis Escobar (avec décors et costumes signés Salvador Dali) au Teatro Nacional Maria Guerrero.
1953(tv) The Last Night of Don Juan (US) « Omnibus » no. 19 (CBS 15.3.53), 50 min. – av. Fredric March (Don Juan), Joseph Schildkraut. – D’après la pièce « La dernière nuit de Don Juan » d’Edmond Rostand (1911).
1953Δ Les hommes ne pensent qu’à ça (FR) d’Yves Robert. – av. Jean-Marie Amato (Don Juan).
1955Don Juan / El amor de Don Juan (FR/ES/IT) de John Berry ; Films du Cyclope-Prod. Benito Perrojo-DaMa-CEA, 84 min. – av. Fernandel (Sganarelle), Erno Crisa (Don Juan), Roland Armontel (Gouverneur), Simone Paris (Doña Maria), Carmen Sevilla (Serranilla), Christine Carère (Doña Inès), Micheline Dax (Doña Elvira), Armontel (le gouverneur de Tolède), Fernando Rey (Don Iñigo), José Sepúlveda (Don Ramon). – Situé à Tolède au XVIe siècle. Afin de rendre service à son maître, Leoporello-Sganarelle se fait passer pour Don Juan, suborneur de toutes les femmes de la région et condamné à être brûlé vif. Alertées par Serranilla, les femmes de la cité l’arrachent au bûcher. – Une comédie fabriquée sur mesure pour Fernandel, mais qui s’essoufle rapidement malgré quelques excellents moments de pastiche du film de cape et d’épée hollywoodien (Sganarelle se duelle contre dix-neuf adversaires). Envolée également la réflexion sur le mythe que promettait l’entrée en matière (« le nom et le costume font le séducteur »). Tourné en Technicolor, extérieurs à Feucherolles v. Poissy (pour le village d’Andalousie), intérieurs aux studios de la C.E.A. à Madrid et à Billancourt. Un gros succès populaire avec 3,4 millions de spectateurs en France. Réalisateur initialement pressenti : Henri Decoin, remplacé par l’Américain exilé John Berry, victime du maccarthysme.
1955Don Juan / Don Giovanni (AT) de H. Walter Kolm-Veltee ; Josef A. Vesely/Akkord-Film GmbH (Wien), 90 min. – av. Cesare Danova (Don Giovanni), Josef Meinrad (Leporello), Marianne Schönauer (Doña Anna), Fred Hennings (Komtur), Jean Vinci (Don Octavio), Lotte Tobisch (Doña Elvira). – L’opéra de Mozart filmé en Agfacolor à Vienne.
1955Don Giovanni (GB) de Paul Czinner et Alfred Travers ; Harmony-Festival de Salzbourg [d’apr. l’opéra de Mozart], 160 min. – av. Cesare Siepi (Don Juan), Otto Edelmann (Leporello), Elizabeth Grummer (Doña Anna), Lisa Della Casa (Doña Elvira), Erna Berger (Zerlina), Deszo Ernster (Commandeur).
1957(tv) The 1000th Night of Don Juan (La 1000ème nuit de Don Juan) (US/GB) de Lawrence Huntington ; Marcel Leduc, Norman Williams/Inter-TV Prod.-Motley Films, série « The Errol Flynn Theatre » no. 10 (29.12.56), 25 min. – av. Errol Flynn (Don Juan), Jean Kent (Henrietta), Thomas Duggan (marquis Luigi), Reginald Beckwith (Leporello), Judy Wyler (Maddalena), Alexander Gauge (son amoureux). – Errol Flynn reprend sur le tard son rôle de Don Juan, qui doit ici prouver son amour à une beauté de la cour, seulement voilà : « il est nettement plus âgé qu’autrefois, et il est le seul à ne pas l’avoir encore remarqué », commente ironiquement Flynn. Son Don Juan ne conquiert pas Maddalena, qui fugue avec un autre amoureux, et le séducteur retourne auprès de sa fidèle Henrietta, qu’il finit par épouser. Filmé aux studios de Bray (Berkshire).
1958Don Juan legutolsó kalandja [La Dernière Aventure de Don Juan] (HU) de Márton Keleti ; Hunnia, 92 min. – av. Zoltán Várkonyi (Don Juan), Antal Páger (Leporello), Margit Bara, György Pálos, Imre Apáthi, Tibor Benedek.
1960(tv) Don Juan in Hell (US) de Don Richardson [d’apr. G. B. Shaw] (WNTA Newark 15.2.60). – av. Hurt Hatfield (Don Juan), Siobhan McKenna (Doña Anna), Dennis King (Commandeur), George C. Scott (le diable), Marc Connelly.
1963(tv) Don Juan Tenorio (ES) ; série « Gran Teatro » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 27.10.63), 90 min. – av.Javier Armet (Don Juan), Mara Cruz (Doña Inés), Sancho Gracia, Antonio Acebal, Irene Daina, Maruchi Fresno.
1965(tv) *Dom Juan ou le Destin de pierre (FR) de Marcel Bluwal ; ORTF [d’apr. Molière] (1e Ch. RTF 6.11.65). – av. Michel Piccoli (Dom Juan), Claude Brasseur (Sganarelle), José Steiner (Charlotte), Angelo Bardi (Pierrot), Anouk Ferjac (Doña Elvira). – Le drame de Molière, une des grandes réussites de la télévision française, magnifiquement interprétée par Michel Piccoli.
1966(tv) La locura de Don Juan (ES) série « Novela » (TVE 21.2.66), 50 min. – av. Carlos Lemos, Ana de Leyva, Mayrata O’Wisiedo.
1966(tv) Don Juan Tenorio (ES) ; série « Estudio 1 » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 2.11.66), 140 min. – av. Francisco Rabal (Don Juan), Concha Velasco (Doña Inés), Fernando Guillén (Don Luis Mejía), José María Escuer (Don Gonzalo Ulloa), Tota Alba (Brigida), Antonio Almorós (cpt. Centellas).
1967(tv) Don Giovanni (IT) de Vittorio Cottafavi [d’apr. Molière] (RAI 5.5.67). – av. Giorgio Albertazzi (Don Juan), Franco Parenti, Sergio Tofano.
1968(tv) Don Juan revient de guerre (FR) de Marcel Cravenne ; ORTF (1e Ch. 10.9.68). – av. Jean Rochefort (Don Juan), Françoise Bertin, Jacqueline Piereux, Michelle Marquis, Reine Bartève, Sylvie. – La pièce d’Ödön von Horvath.
1968(tv) Don Juan Tenorio (ES) de Pedro Amalio López ; série « Estudio 1 » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 5.11.68), 140 min. – av. Juan Diego (Don Juan), María José Goyanes (Doña Inés), Ramón Ballesteros (Don Luis Mejía), Luis Peña (Don Gonzalo de Ulloa), Pilar Muñoz (Brigida), Pedro Sempson (Don Diego Tenorio).
1970Le calde notti di Don Giovanni / Los amores de Don Juan (La Vie sexuelle de Don Juan) (IT/ES) d’Al Bradley [=Alfonso Brescia] ; Fenix-Luis, 110 min. – av. Robert Hoffman (Don Juan), Barbara Bouchet, Ira de Fürstemberg, Pepe Calvo, Maria Montez, Edwige Fenech.
1970(tv) Don Juan Tenorio (ES) de Luis Escobar ; série « Estudio 1 » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 13.11.70), 140 min. – av. Carlos Larrañaga (Don Juan), Emma Cohen (Doña Inés), Ismael Merlo (Don Gonzalo de Ulloa), Pedro Osinaga (Don Luis Mejía), Mari Carmen Prendes (Brigida).
1970Don Giovanni (IT) de Carmelo Bene (+ prod.), 80 min. – av. Carmelo Bene (Don Juan), Salvatore Vendittelli (Commandeur), Lydia Mancinelli, Gea Marotta.
1971Don Juan v Tallinje (Don Juan à Talline) (SU) d’Arno Kruusement ; Tallinfilm, 69 min. – av. Hunta Virkava (Don Juan), Lembit Ulfsak, Julia Sooster, Jaak Tamlecht, Ants Eskola. – Une femme déguisée en homme se fait passer pour Don Juan.
1973(tv) Don Juan (DK) de Leon Feder [d’apr. Molière] ; Danmarks Radio, 93 min. – av. Henning Moritzen (Don Juan), Ole Ernst (Sganarelle), Pute Schaufuss (Doña Elvira), Henning Palner, Finn Storgaard.
1973(tv) Don Juan Tenorio (ES) ; série « Estudio 1 » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 2.11.73), 140 min. – av. Fernando Guillén (Don Juan), Maria José Goyanes (Doña Inés), José Martin (Don Luis Mejía), Julia Caba Alba (Brigida), Belinda Corel (Doña Ana de Pantoja).
1974(tv) Don Juan (ES) d’Antonio Mercero ; TVE [d’apr. José Zorrilla], 34 min. – av. Pedro Osinaga (Don Juan), José Martin, Andrés Mejuto, Carmen Maura, Paco Cecilio. – Parodie musicale.
1977Viva/muera Don Juan (ES) de Tomás Aznar ; Aborada-Cinevision, 99 min. – av. Lorenzo Santamaría (Don Juan), Angela Molina, Jesus Fernandez, Paquita Rico.
1979***Don Giovanni (GB/FR/IT) de Joseph Losey ; Daniel Toscan du Plantier/Gaumont-Camera One-Opera-Janus, 176 min. – av. Ruggero Raimondi (Don Giovanni), John Macurdy (Commandeur), Edda Moser (Doña Anna), Kiri Te Kanawa (Doña Elvira), Kenneth Riegel (Don Ottavio), José van Dam (Leporello), Teresa Berganza (Zerlina), Malcolm King (Masetto). – Une adaptation visuellement et musicalement stupéfiante de l’opéra de Mozart, une superproduction de prestige dont l’action est transposée au XVIIIe s. Toutefois, la perfection esthétique de l’ensemble étouffe un peu l’émotion musicale. Tournage à Venise (Église du Rédempteur), dans les lagunes de Vénétie et à Vicenza (Villa Rotonda de l’architecte Palladio).
1979(tv) Don Juan, épisode de Malenkiye tragedij [Petites tragédies] (SU) de Mikhail Schvejtser [d’apr. Pouchkine] ; Gosteleradio-Mosfilm, 240 min. – av. Vladimir Vysotsky (Don Juan), Leonid Kuravlyov (Leporello), Natalia Belokhvostikova (Doña Anna).
1983(tv) Don Juan Tenorio (ES) ; série « Estudio 1 » [d’apr. José Zorrillo] (TVE 1.11.83), 140 min. – av. Fermi Reixach (Don Juan), Nuria Gallardo (Doña Inés), Manuel de Blas (Don Gonzalo de Ulloa), Helio Pedregal (Don Luis Mejía), Isabel Mestres (Doña Ana de Pantoja).
1985Iskoucheniye Don-Zhuana [La tentation de Don Juan] (SU) de Grigori Koltunov, Vassili Levin ; Odessa Film Studios, 91 min. – av. Ivars Kalnins (Don Juan), Yelena Finogeyeva (Doña Anna), Stanislav Sadalski (Sgagnarelle), Yelena Tonounts (Doña Dolores), Giri Tokhadzé (le roi). – D’après une pièce de Lesya Ukrainka.
1987(tv) Don Juan (SE) de Ragnar Lyth [d’apr. Molière] ; STV, 110 min. – av. Thorsten Flinck (Don Juan), Mats Bergman (Sganarelle), Charlotta Larsson (Doña Elvira), Agneta Ekmanner, Gösta Bredefeldt.
1988Don Juan, mi querido fantasma (ES) d’Antonio Mercero ; BMG Films, 103 min. – av. Juan Luis Galiardo (Don Juan), Maria Barranco (Doña Inès), José Sazatornil Saza, Verónica Forqué, Rossi De Palma, Loles León. – Don Juan s’échappe du Purgatoire et s’égare au XXe siècle.
1989® (tv) Giovanni oder die Fährte der Frauen (DE) de Jochen Richter. – av. Juraj Kukura (Don Juan), Jörg Richter (Leporello), Anja Kruse (Doña Anna).
1990Don Juan / Monologue (FR) d’Alexi Rimbaud, 20 min. – av. Grégory Herpe (Don Juan).
1991Don Juan en los infiernos (ES) de Gonzalo Suárez ; Ditirambo-Rocabruno-RTVE, 98 min. – av. Fernando Guillén (Don Juan), Mario Pardo (Sganarelle), Charo Lopez (Doña Elvira), Hector Alterio (père de Don Juan), Ana Alvarez (Chiquilla India), Iñaki Aierra (le roi Philippe II), Oleg Fedorov.
1997(tv) Don Juan Tenorio (Don Juan, séducteur d’une nuit) (ES) de José-Luis García-Berlanga ; RTVE-Galanber-Gonafilm, 2 x 90 min. – av. José Coronado (Don Juan Tenorio), Andrea Occhipinti (Don Luis Mejia), Silvia Abascal (Doña Iñes de Ulluoa), Carlos Tristancho (Ciutti), Francisco Casares (Don Alonso), José Manuel Cervino (Don Gonzalo de Ulloa). – Don Juan est un capitaine espagnol désoeuvré qui sévit à Naples en paix en 1550 (d’après le drame de José Zorrillo).
1998**Don Juan (FR/ES/DE) de Jacques Weber [d’apr. Molière] ; France 3 Cinéma-Mate-Tornasol-Road Movies, 104 min. – av. Jacques Weber (Don Juan), Michel Boujenah (Sganarelle), Arnaud Bédouet, Emmanuelle Béart (Doña Elvire), Danis Lavant, Jacques Frantz. – Tournage en décors naturels, sous un soleil écrasant au Sud de l’Espagne. Une réussite majeure, dynamisée par des chevauchées, un rythme soutenu et un Don Juan moderne, éternel révolté, las, grisonnant, qui séduit par habitude et sait sa mort proche.
2001Amor y morir en Sevilla / Don Juan Tenorio (ES) de Victor Barrera [d’apr. José Zorrilla] ; Gamiani Enterprises, 90 min. – av. Antonio Doblas (Don Juan), Ana Ruiz (Doña Iñes de Ulloa), Alfonso Rosso, José Luis Garcia Perez (Don Luis Mejia), Cuca Esribano (Doña Ana de Pantoja), Paco León (Ciutti).
2010® Io, Don Giovanni (Don Giovanni, naissance d’un opéra) (IT/ES) de Carlos Saura. – av. Borja Quiza (Don Giovanni), Sergio Foresti (Leporello), Ketevan Kemoklidze (Doña Elvira), Francesca Inaudi (Costanza), Carlo Lepore (Commendatore). – La genèse romancée de l’opéra, cf. Autriche : Mozart (6.1).