VI - L’ALLEMAGNE

1. LA GUERRE DE TRENTE ANS (1618 à 1648)

Guerre religieuse et politique qui ravage toute l’Europe, après avoir éclaté en Bohème (avec la « défénestration de Prague ») et durant laquelle s’affrontent d’abord les Habsbourg catholiques de Frédérick V de Bohème et Christian IV de Danemark, chef de la Ligue protestante; l'empereur Ferdinand II de Habsbourg lève une des plus grandes armées jamais vues en Europe pour écraser les protestants (en 1631, le massacre de Magdebourg fait 20'000 victimes). Dès 1630, Gustave II Adolphe de Suède entre dans le conflit du côté des protestants, soutenu par les Provinces-Unies (Hollande) et la France de Richelieu ; il remporte la victoire mais trouve la mort à Lützen (1632). Son principal adversaire : Albrecht von Waldstein dit WALLENSTEIN (1583-1634). Prince d’Empire, duc de Friedland et général en chef des troupes impériales autrichiennes, il finit assassiné par ses ennemis de la Ligue catholique, jugeant qu’il était devenu trop puissant et condamnant ses efforts de conciliation avec l’ennemi protestant. La paix est conclue avec le traité de Westphalie en 1648.
1911Wallenstein (DE)
Festspieltheater Eger. – Le drame de Friedrich Schiller (cf. infra).
1916Wallenstein (DE)
Festspieltheater Jena. – Le drame de Friedrich Schiller (cf. infra).
1918Der Friedensreiter (Eine Episode aus dem Dreissigjährigen Krieg) (DE) de Hans Werckmeister 
Deutsche Lichtbild, 1388 m. – av. Werner Krauss.
1920Der Christus von Oberammergau (DE) de Tony Attenberger 
Karl Mittermayr Prod., 1834 m./6 actes – av. Carl Mittermayr (Vitus Schissler), Georg August Koch (Kaspar Schissler), Joseph Berger, Lya Ley, Franz Seitz (Peter Schott), Anni Schneider, Otto Framer.
En 1634, alors que la Bavière souffre des mercenaires suédois et de la peste, Vitus Schissler crée les jeux de la passion et joue le Christ (qui lui serait apparu dans une vision).
1920Eines grossen Mannes Liebe (DE) de Rudolf Biebrach 
Maxim-Film Ges. Berlin, 1928 m. – av. Lotte Neumann, Felix Basch, Lina Lossen, Harry Nestor, Franz Egenieff, Dora Schlüter. – Les amours d’un duc et d’une fille de paysan vers 1615.
1921Wallensteins Lager (DE)
Deutsche Film-Industrie Robert Glombeck (Berlin). – D’après le drame de Friedrich Schiller (1798/99).
1924Die Galgenbraut – Aus Deutschlands schweren Tagen (DE) de Josef Berger, Dr. F. B. Nier 
Union Film Co. München, 2168 m. – av. Grete Reinwald, Leopold von Lederbur, Ernst Schrumpf, Hanns Lutterbeck, Carla Ferra, Georg Margo. – Le soulèvement à Augsburg sous domination suédoise.
1924/25Wallenstein – 1. Wallensteins Macht – 2. Wallensteins Tod (DE) de Rolf Randolf 
Gustav Althoff-Film & Co., Berlin, 2435 m. + 2236 m. – av. Fritz Greiner (Wallenstein), Eduard von Winterstein (comte Terzky), Ernst Rückert (Karl Terzky, son fils), Christian Bummerstedt (col. Max Piccolomini), Magnus Stifter (gén. Octavio Piccolomini), F. W. Schröder-Schrom (maréchal Illo), Fritz Kampers (gén. croate Isolani), Erna Morena (Isabella Wallenstein), Claire Rommer (Maria, sa sœur), Leo Connard (Père Lamormain), Gustav Senger (Seni, l’astronome), Georg Poeschke (chevalier Neumann), Erich Kaiser-Titz (Ferdinand II de Habsbourg, empereur), Leopold von Lederbur (Gustave-Adolphe de Suède), Ferdinand von Alten (Questenberg), Wolfgang von Schwindt (Buttler cdt. des dragons).
L’ascension politique et militaire du grand général, ivre de puissance, et sa chute. En 1634, Wallenstein, qui commande une armée hétéroclite de mercenaires perclus d’admiration pour leur chef victorieux, reçoit le vieux Questenberg, émissaire de l’empereur Ferdinand, envoyé pour espionner et intriguer contre ce général dont tout le monde commence à redouter l’ascendant. Le jeune colonel idéaliste Max Piccolomini aime Thekla, la fille de Wallenstein auquel il est totalement dévoué. Son père Octavio Piccolomini a, lui, deviné les plans ambitieux du général en chef, son ancien compagnon d’armes. Fidèle à l’empereur, Octavio est contraint à sacrifier son amitié à son devoir et renseigner Questenberg sur les contacts pris avec l’ennemi suédois. Accusé de trahison, Wallenstein est abandonné par les Impériaux. L’orgueilleux condottiere se range du côté de Gustave-Adolphe de Suède. Max périt dans la bataille, Thekla se laisse mourir sur sa tombe. Wallenstein est assassiné de nuit par ses propres hommes. - Scénario de Hans Behrendt, inspiré par la trilogie dramatique de Friedrich Schiller (1798/99).
1942® En Äventurare (SE) de Gunnar Olsson. – av. Tore Lindwall (Wallenstein), Henrik Dyfverman (Gustave-Adolphe de Suède). – cf. Suède (1).
1948/49*Das Mädchen Christine (La Fille des grands chemins) (DE-RDA) d’Arthur Maria Rabenalt 
Deutsche Film AG (DEFA), 96 min. – av. Petra Peters (Christine/Christian), Wolfgang Lukschy (le comte Merian), Tilly Lauenstein (Courasche), Ilse Hülper (Lady Winterton), Gerhard Frickhöffer (Jakob), Yvonne Sturm (Barbara), Erich Dunskus (Melchior), Maria Milde (Laura), Wolfgang Kühne (Lord Winterton).
Christine, une jeune orpheline, se déguise en soldat par amour pour le comte Merian, un général qu'elle adule depuis sa petite enfance, mais quand elle réalise que la guerre a transformé son héros en brute insensible qui torture les civils, viole les femmes et vit de pillages avec ses mercenaires, elle le tue en duel à l'épée. Le tribunal militaire la condamne à mort en tant que cornet, puis l'innocente en tant que femme.
Le film est un immense succès public, 4,3 millions de spectateurs se ruent dans les salles, se détournant des tristes "films de ruine" qui font le quotidien de la production RDA. Décrété « produit dégénéré », le film déclenche toutefois l’hostilité de la censure et de la critique communistes. Le parti l'accuse de formalisme et d'embellir la vie de lansquenet, ce qui incite Rabenalt à quitter la RDA pour s’établir à l’Ouest. Le réalisateur dirigeait le Berliner Metropoltheater, une troupe qui lui livre une partie des interprètes du film. D’après une nouvelle de Hans Rabl.
Simone Signoret et Bernard Blier dans « Mutter Courage und ihre Kinder » de Wolfgang Staudte (1955, film inachevé).
1955[inachevé] Mutter Courage und ihre Kinder [Mère Courage et ses enfants] (DE-RDA/SE) de Wolfgang Staudte 
DEFA-Pandora Film Stockholm. – av. Helene Weigel (Anna Fierling, dite Mère Courage), Simone Signoret (Yvette, la putain), Erwin Geschonneck (l’aumônier), Ekkehard Schall (Eilif), Bernard Blier (le cuisinier), Joachim Teege (Schweizerkas), Sigrid Roth (Kattrin), Hans-Peter Minetti (Müller).
Un projet très ambitieux d’après la pièce de Bertolt Brecht, auquel Staudte travaille depuis 1952. Le gouvernement est-allemand désapprouve le "pacifisme" de la pièce, en pleine guerre de Corée, et Brecht doit revoir son texte. L'écrivain exige des collaborateurs internationaux (Anna Magnani dans le rôle d'Yvette, Luchino Visconti ou Giuseppe de Santis à la mise en scène). On s'entend finalement sur une production germano-suédoise en Orwocolor, réunissant de grands comédiens français (Signoret, Blier) sur les plateaux des studios DEFA à Potsdam-Babelsberg (fin août à mi-septembre 1955), interrompue à la suite d’un désaccord total entre Brecht qui voulait faire du Brecht et Staudte qui voulait faire du cinéma (décors de Max Douy, musique de Paul Dessau). De surcroît, Helene Weigel se plaint d’être négligée, Staudte comme Brecht étant tombés éperdument amoureux de Simone Signoret. Celle-ci pique une colère et quitte Berlin furieuse. Brecht propose de remplacer Staudte par Alberto Cavalcanti ; Helene Weigel se désiste et la production offre en vain le rôle à Bertha Drews, à Therese Giehse, puis à Françoise Rosay qui ne peuvent ou ne veulent se libérer. On arrête les frais. Vingt-et-une minutes de film sont tournées (puis détruites). En 1956, Erich Engel est sollicité pour reprendre le projet, mais le décès de Brecht en août y met fin. Passé à l'Ouest, Staudte se vengera en 1963 en massacrant « L’Opéra de quat’sous »…
1960® Gustav Adolfs Page (Le Page de Gustave-Adolphe) (AT/DE) de Rolf Hansen. – av. Curd Jürgens (Gustave-Adolphe de Suède), Axel von Ambesser (Wallenstein), Fried Liewehr (Octavio Piccolomini). – En 1632, par amour pour le roi de Suède, une jeune Allemande le suit à la guerre et meurt avec lui sur le champ de bataille de Lützen. Cf. Suède (1).
1961Mutter Courage und ihre Kinder (Mère Courage et ses enfants) (DE-RDA) de Peter Palitzsch, Manfred Wekwerth 
DEFA, 151 min. – av. Helene Weigel (Anna Fierling, dite Mère Courage), Angelika Hurwicz (Catherine), Ekkehard Schall (Eilif), Heinz Schubert (Petit-Suisse), Gerhard Bienert. – Entourée de la troupe du Berliner Ensemble, Helene Weigel, veuve de Bertolt Brecht, tient le rôle-titre, comme lors de la création de la pièce au Deutsches Theater en 1949 : autant de gages de fidélité à la vision originale de l’auteur. Du théâtre filmé, en noir et blanc. Un document.
1961(tv) Simplicius Simplicissimus (DE) de Hans Hartleb 
Norddeutscher Rundfunk (ARD 19.11.61), 65 min. – av. Ingeborg Bremert (Simplicius), Richard Holm (l’ermite), Arturo Sergi (gouverneur), Gerd Feldhoff (lansquenet), Hans Herbert Fiedler (commandant), Siegmund Roth (paysan), Karin von Aroldingen (la dame). – Dramatique d’après le récit picaresque de Christoph Grimmelshausen, cf. télésérie de 1976.
1961(tv) Wallenstein (DE) de Franz Peter Wirth 
Süddeutscher Rundfunk-Bavaria Film (ARD 15,+22.4.62), 87+158 min. – av. Wilhelm Borchert (Albrecht Wenzel Eusebius von Wallenstein), Ernst-Fritz Fürbringer (Octavio Piccolomini), Karl Michael Vogler (Max Piccolomini), Alexander Golling, Wolfgang Kieling, Romuald Pekny, Hanns Ernst Jäger, Hans Caninenberg.
Dramatique d’après la tragédie en trois parties de Schiller, « Das Lager » (1798), « Die Piccolomini » (1799) et « Wallensteins Tod » (1799), enregistrée aux studios Bavaria de Geiselgasteig (cf. aussi 1924/25).
1964*Bláznova Kronika / Dva Musketyri (La Chronique d’un fou / Deux Mousquetaires) (CS) de Karel Zeman 
Filmové studio Barrandov, 88 min. – av. Petr Kostka (Petr/Pierre), Miroslav Holub (Matej/Matthias), Emilia Vasáryová (Lenka), Karel Effa (Varga), Eduard Kohout (comte Pinkles), Valentina Thielová (Vroni/la comtesse Véronique).
En 1625, les aventures picaresques de deux soldats de fortune, des paysans de Bohème, pendant la guerre de Trente Ans. Devenus mousquetaires, ils découvrent l’absurdité de la guerre et retournent labourer leurs champs. Un mélange humoristique de comédiens et d’animation pour un conte pacifiste sous la direction d’un maître du genre.
1970***The Last Valley (La Vallée perdue) (GB/US) de James Clavell 
Season-ABC Pictures-Seamaster Films, 128 min. – av. Michael Caine (le Capitaine), Omar Sharif (Vogel), Florinda Bolkan (Erica), Nigel Davenport (Gruber), Per Oscarsson (père Sébastien), Arthur O’Connell (Hoffmann), Madeleine Hinde (Inge), Yorgo Voyagis (Pirelli), Miguel Alejandro (Julio), Christian Roberts (Andreas).
En 1641, un village isolé du Tyrol, caché dans une vallée peu accessible et donc miraculeusement épargné par la guerre, cherche à vivre en paix avec un groupe de mercenaires pillards qui s’est installé dans les parages à la demande des autochtones, avec pour mission de les protéger. Aspirant à la paix, Vogel, un ancien maître d’école dont toute la famille a été massacrée, fait vainement l’intermédiaire entre certains villageois butés et les soldats avinés. La sauvagerie et le fanatisme finissent par l’emporter, le havre de paix est détruit, tout comme les idées progressistes de ses habitants. La fin est une suite cauchemardesque d’images breughéliennes : le feu de Dieu s’abat sur la « vallée perdue ».
Romancier-cinéaste, Clavell (auteur du best-seller « Shogun ») est ici également scénariste et producteur; il investit une partie de sa propre fortune pour financer ce projet ambitieux de 8,5 millions de $. Évitant tous les écueils de la superproduction courante, il livre une magnifique réflexion sur la guerre civile et la folie meurtrière des hommes, portée par un réel souffle lyrique, illuminée par une superbe photographie en Eastmancolor et 70 mm Todd-AO, et des prestations – notamment Michael Caine – qui sortent de l’ordinaire. Du cinéma à la fois spectaculaire et intelligent, comme on en fait trop peu, mais qui ne trouvera pas son public, sans doute effrayé par la noirceur du propos. Le film est un fiasco, avec sept millions de $ dans le rouge, et Clavell retourne à l’écriture. Tournage à Trins (Tyrol, Autriche) et aux studios de Halliford à Shepperton.
1970(tv) I Measured the Sky (GB) de John Glenister 
série « Biography » (BBC 4.11.70), 75 min. – av. Tony Calvin (l’astronome Johannes Kepler, 1571-1630), Richard Vernon (Tycho de Brahe), Terence Conoley (Wallenstein), Leslie Schofield, Jack Connell, Anne Pichon, Claire Davenport.
1972(tv) Wallenstein (DE) de Hansgünther Heyme 
Westdeutscher Rundfunk (WDR3 25.+26.12.72), 83 et 90 min. – av. Karl Heinz Pelser (Wallenstein), Hans Schulze (Octavio Piccolomini), Arnfried Lerche (Max Piccolomini). – Une mise en scène du drame en trois parties de Friedrich Schiller par le Schauspielhaus de Cologne.
1974Johannes Kepler (DE-RDA) de Frank Vogel 
DEFA, 93 min. – av. Reimar Johannes Baur (Johannes Kepler), Trude Bechmann (sa mère), Kurt Böwe (Tycho de Brahe), Karin Gregorek (Margarete, sœur de Keppler), Dieter Franke (le pasteur Binder).
En 1620 à Wurtemberg et à Prague : l’astronome et mathématicien Kepler (1571-1630) tente de sauver sa mère du bûcher, accusée de sorcellerie. Le combat d’un savant contre l’obscurantisme religieux.
1974(tv) Wallenstein (DE-RDA) de Wolf-Dieter Panse, Peter Deutsch 
Deutscher Fernsehfunk [d’apr. Friedrich Schiller] (DFF2 5.+11.1.74), 65, 122, 202 min. – av. Harald Warmbrunn (Wallenstein), Uwe-Detlev Jessen, Heinrich Schramm, Peter Aust, Lisa Macheiner. – Le drame en trois parties de Friedrich Schiller (1798/99).
Rolf Boysen interprète Wallenstein (Franz Peter Wirth, 1978).
1976(tv) Simplicius Simplicissimus / Des Christophel von Grimmelshausen abenteuerlicher Simplicissimus / Simplicius Simplissimus, la vie d’un vagabond (DE/AT/FR) de Fritz Umgelter 
ZDF-ORF-ORTF (A2 9.1.76), 6 x 55 min – av. Matthias Habich (Simplicius/Simplex Teutsch), Herbert Stass, Christian Quadflieg, Vernon Dobtcheff, Gabriel Jabbour, Patrick Verde.
Roman picaresque situé dans les années 1632-1645, alors que la population des pays germaniques est tombée de douze à quatre millions d’habitants, victime des exactions de la soldatesque ou des brigands, de la famine, des épidémies et des révoltes paysannes. Un jeune berger naïf mais pas vraiment simple d’esprit, fuit la cabane paternelle assaillie par des pillards, est recueilli par un ermite qui fait son éducation, devient le bouffon du gouverneur de Hainaut, puis soldat, s’embourgeoise, se marie, dilapide sa fortune, reprend une vie de vagabond qui le mène à Paris, en Russie et en Orient. Vendu aux Chinois, puis condamné aux galères du Grand Turc, il devient à son tour ermite, échoue sur une île déserte où il décide de finir sa vie en méditation. Le feuilleton ne traite que quelques épisodes du fameux roman de Christoph von Grimmelshausen (1621-1676).
1977Grete Minde (AT/DE) de Heidi Genée 
Bernd Fichinger Filmproduktion-Sascha-Verleih-Solaris Film, 102 min. – av. Katerina Jacob (Grete Minde), Siemen Rühaak (Valtin Zernitz), Hannelore Elsner (Trude Minde), Brigitte Grothum (Emerentz Zernitz), Hans Christian Blech (Gigas), Käthe Haack (Domina), Hilde Sessak (Regine), Martin Flörchinger (Vater Minde).
Tragédie dans un milieu protestant puritain de Tangermünde à la veille de la Guerre de Trente ans (1615) : une jeune femme meurt de l’intolérance et la dureté des cœurs de son entourage (d’après la nouvelle de Theodor Fontane, 1879).
1977Die Flucht (DE) de Hajo Baumgärtner
(+prod.), 112 min. – av. Susanne Flury (Clarissa), Rosemarie Schulz (Johanna), Werner Brehm (Gregor, le valet), Joachim Hildebrant (M. de Wittinghausen), Eckhardt Kruse-Seiler (le chevalier Ronald).
Johanna et Clarissa, les deux filles du seigneur de Wittinghausen fuient la soldatesque et périssent dans les forêts de Bohème (d’apr. « Der Hochwald » d’Adalbert Stifter, 1842).
1978(tv) **Wallenstein – 1. Ein Kaisertreuer – 2. Die grossen Geschäfte – 3. Im Labyrinth – 4. Das heimliche Urteil (DE/AT/CH) de Franz Peter Wirth 
Helmut Pigge-ZDF-Bavaria-ORF-SRG (ORF/SRG/ZDF 19.+22.+26.+29.11.78), 4 x 85 min./353 min. — av. Rolf Boysen (Albrecht Wenzel Eusebius von Wallenstein), Jens Okking (Gustave-Adolphe de Suède), Reinhild Solf (Elisabeth de Bohème), Romuald Pekny (l’empereur Ferdinand II de Habsbourg), Wolfgang Preiss (Heinrich von Thurn), Karl Michael Vogler (Pater Magni), Werner Kreindl (Maximilien Ier de Bavière), Stephan Orlac (Hans de Witte), Ernst Fritz Fürbringer (gén. Tilly), Udo Vioff (Wilhelm Slawata), Hans Caninenberg (le jésuite Lamormaini), Rolf Becker (gén. Octavio Piccolomini), Erika Deutinger (Isabella von Harrach), Václav Lohnisky (l’astronome Johannes Kepler), Björn-Watt Boolsen (Christian IV de Danemark), Karl Schwetter (Eggenberg), Wolfgang Kieling (Karl Zerzky), Karl Walter Diess (Collalto).
Wallenstein combat victorieusement aux côtés de Tilly, commandant des troupes impériales de Ferdinand II contre les rebelles de Bohème. Nommé duc de Friedland et commandant de Bohème, il est bientôt jugé trop puissant, trop ambitieux, et tombe en disgrâce. Son ancien allié Maximilien de Bavière suscite sa chute. Wallenstein est assassiné sur ordre de l’empereur.
Une superproduction télévisée en couleurs – 150 rôles, 400 figurants, 100 jours de tournage, un budget de 6 millions DM – d’après la brillante biographie de Golo Mann (1971), le plus grand succès de librairie en Allemagne depuis la fin de la guerre. Mann livre une méditation incisive sur le pouvoir et les aléas de la politique marquée par le passé récent du pays. L’écrivain Leopold Ahlsen en signe l’adaptation. Premier film historique sérieux et scrupuleusement recherché de la télévision ouest-allemande, tourné aux studios Bavaria de Geiselgasteig (Munich) et de Barrandov à Prague, en extérieurs en Tchécoslovaquie (le palais Waldstein à Prague, Telc, Jindrichuv Hradec, Slavonice), en Autriche (Amalienburg à Vienne, Landshut, Burg Trausnitz), en Bavière (Résidence ducale à Munich, Regensburg) et au Danemark (palais de Kronborg à Copenhague).
1982(tv) Der Bauerngeneral / Rächer, Retter und Rapiere (Nuages noirs) (DE-RDA/PL) d’Andrzej Konic 
Deutscher Fernsehfunk (DFF1 8.1.-19.2.82 / ZDF 23.8.-4.10.82), 411 min./7 x 55 min. – av. Walter Plathe (gén. Georg Kresse), Katrin Klein (Anna Pissel, sa femme), Barbara Brylska (Sybilla), Michael Christian (lieutenant), Michael Narloch (Thomas), Eberhard Kirchberg (Veit), Wilhelm Koch-Hooge (Hans Kresse), Rolf Hoppe (Heinrich von Müffling), Jürgen Reuter (Daniel Fuchs), Gunter Schoss (Birnbaum), Rolf Hoppe, Peter Dommisch (Johannes), Leon Niemczyk (chevalier von Karpowitz), Fred Ludwig (Wilhelm Rüdiger), Eckhard Bilz (le cornet Bohle), Hildegard Alex (Thea Meister), Arno Wyzniewski (père Ignatius), Helmut Schreiber (Obrist von Atems), Siegfried Seibt (Knollenbäcker), Günther Grabbert (Commissarius), Christian Steyer (ltn. Lindström), Frank Ciazynski (pasteur Jacobi).
À Mehla et à Dörtendorf, en Saxe en 1629, le légendaire Georg Kresse (1604-1641), un paysan du Vogtland thuringien, organise depuis une caverne dans le Triebestal la résistance armée aux troupes impériales de Wallenstein, aux Suédois et aux innombrables maraudeurs. (Il périt au combat, abattu dans une auberge d’Auma par des cavaliers du Hatzfeld, épisode final qui n’est pas filmé.) Un feuilleton historique qui témoigne en priorité de la souffrance des populations civiles pendant la Guerre de Trente ans, tourné avec un réel souci d’authenticité dans le Vogtland (Nibchareuth) et le Harz (Quedlinburg, Stolberg). – Episodes : 1. « Die Einquartierung » – 2. « Der Geldtransport » – 3. « Das Ketzergericht » – 4. « Das Raubgesindel » – 5. « Das Alarmsignal » – 6. « Der Kopfjäger » – 7. « Das Burggeheimnis ».
1984(tv) Jenseits der Morgenröte / The Secret of the Black Dragon (DE/YU/US/FI/NL) de Sigi Rothemund.
(7.1.-11.2.85), 6 x 55 min. – av. Julian Glover (Kilian von Roggenburg), Thomas Ohrner (Wolff von Roggenburg, son fils), Charles Brauer (le père jésuite Pereira), Ritza Brown (Nadja), Oleg Vidov (Iwan), Kunihiro Ohta (Uruntschel), Heinz Wanitschek (Hans), Relja Basic (Volkov), Iwuschka Chlopezkaya (Mirza).
Augsbourg en 1684, à la fin de la guerre de Trente Ans, alors que la cité est ravagée par la peste et la faim. La route maritime est coupée, les Anglais et les Hollandais attaquent les navires marchands allemands. A l’incitation du Jésuite Pereira, résident à Pékin, Kilian von Roggenburg monte une expédition commerciale aventureuse vers la Chine.
Marie Ward soulage les blessés sur les champs de bataille de la Guerre de Trente Ans (« Marie Ward », 1985).
1984/85(tv+ciné) Marie Ward – Zwischen Galgen und Glorie (DE) d’Angelika Weber 
Hermes Film-Bayrischer Rundfunk (BR3 17.4.87), 111 min. – av. Hannelore Elsner (Mary Ward, 1585-1645), Irm Hermann (Winn Wigmore), Julia Lindig, Mathieu Carrière, Anton Diffring (cardinal Millini), Mario Adorf (pape Urbain VIII), Hans Clarin (Maximilien Ier), Bernhard Wicki (George Abott, archevèque de Canterbury).
L’œuvre sociale et pédagogique de la religieuse anglaise Mary Ward (1585-1645) sur le continent en guerre (Munich, Vienne, Pressburg).
1984Komediant (Le Comédien) (CS) d’Otakar Vávra 
Barrandov, 90 min. – av. Oldrich Kaiser (Vavrinec, étudiant), Jana Hlavácová (Brigita), Dagmar Vesternová (Klementyna), Radoslav Brzobohaty (Johny), Martin Ruzek (Fortunatus).
En 1620, pendant la guerre de Trente Ans, une troupe de comédiens ambulants accueille Vavrinec, un étudant de Bohème, et parcourt avec lui la Saxe dévastée en jouant le « Roméo et Juliette » de Shakespeare. Devant Brunswick, l’étudiant pousse les villageois à se défendre contre les mercenaires.
1986(tv) Jorinde und Joringel (DE-RDA) de Wolfgang Hübner
(DFF 24.8.86), 76 min. – av. Susanne Lüning, Thomas Stecher, Jutta Wuchowiak, Walfriede Schmitt, Hans-Peter Reinecke. – Fuyant la guerre, un jeune couple se réfugie dans une étrange forêt.
1987(tv) Wallenstein (DE) de Franz Peter Wirth 
Hessischer Rundfunk (ARD 22.11.87), 165 min. – av. Thomas Holtzmann (Wallenstein), Rolf Becker (Octavio Piccolomini), Jacques Breuer (Max Piccolomini), Krista Stadler (duchesse de Friedland), Christian Berkel, Friedrich von Thun, Irina Wanka, Karl-Heinz von Hassel, Walter Renneisen, Dieter Kirchlechner, Heinz Weiss, Peter Fricke.
Wirth s’attaque pour la troisième fois au personnage de Wallenstein (cf. 1962 et 1978), ici en couleurs à travers le drame en trois parties de Friedrich Schiller (1798/99).
1989(tv) Die Hexe von Köln (DE) de Hagen Mueller-Stahl
(ZDF 8.10.89), 45 min. – av. Marita Breuer (Katharina Henot), Klaus Mikoleit (Probst Henot), Christoph Moosbrugger (le pasteur Spee), Karl Renar (le père Horn), Christoph Quest (Melchior Geil).
XVIIe s., la chasse aux sorcières à Cologne. Une postière est la victime d’intrigues politiques, de corruption et d’hypocrisie. D’après le roman « Die Hexe » de Wolfgang Lohmeyer (1976).
2003(tv) Mit Gottes Segen in die Hölle : Der Dreissigjährige Krieg – 1. Mythos Wallenstein – 2. Kampf der Giganten – 3. Ende eines Rebellen (DE) de Martin Papirowski 
série « Sphinx – Geheimnisse der Geschichte », Digital Drama Filmprod.-ZDF (ZDF 27.4.+4.5.+11.5.03), 3 x 43 min. – Docu-fiction avec reconstitutions et comédiens (muets).
2004(tv-mus) Simplicius Simplicissimus (DE) d’Hans Hulsoher
(Arte 2.7.05), 90 min. – av. Claudia Mahnke, Frankvon Aken, Heinz Göhrig. – Captation de l’opéra de Karl Amadeus Hartmann (1956), enregistré au Staatsoper de Stuttgart, sous la direction musicale de Kwamé Ryan.
2006(tv) 1631 – Das Massaker von Magdeburg (1631 – Massacre à Magdebourg) (DE) d’Hannes Schuler, Anne Roerkohl 
série « Die grossen Schlachten (L’Aventure humaine) » (Arte 20.5.06), 55 min. – En 1631, les catholiques assiègent la place forte de Magdebourg, haut lieu du protestantisme. 20’000 habitants sont massacrés ou brûlés vifs, la ville est détruite : une Saint-Barthélemy allemande. Docu-fiction avec reconstitutions et comédiens muets.
2008(tv) Wallenstein und der Krieg (DE) de Christian Twente (fict.), Robert Wiezoreck, Stephan Koester (doc.) 
série « Die Deutschen » no. 5, Gruppe 5 Filmproduktion Köln (Christian Feyerabend)-ZDF (ZDF 9.11.08), 45 min. – av. Stefan Jürgens (Wallenstein). – Docu-fiction avec reconstitutions, infographie et comédiens anonymes.
2018(tv) Bu s námi - od defenestrace k Bilé hore / 1618 - Der Prager Fenstersturz / 1618 - La Défenestration de Prague (CZ/DE/AT) de Zdenek Jirásky
Jan Lekes/Cestká Televize-Arte-ORF (CTV 13.5.18 / Arte 19.5.18), 85 min. - av. Karel Dobry (Heinrich Mathias von Thurn), Tereza Holová (Susanna Elisabeth Thurn-von Teuffenbach), Ondrej Maly (l'empereur Ferdinand II de Habsbourg), Eva Josefíková (Eleonora Gonzaga), Stepán Kozub (Friedrich V von der Pfalz), Sára Sandeva (Elizabeth Stuart), Robert Miklus (Christoph Hrant von Polschitz und Weseritz), Hynek Chmelar (Leonhard Colonna von Fels), Jirí Marysko (Abraham Scultetus), Adrian Jastraban (Wilhelm Slavata von Chlum u. Koschumberg), Pavel Tesar (Jaroslav Borita von Martinic), Marek Pospichal (Philipp Fabricius), Jirí Cerny (Wilhelm Lamormain), Zdenek Cernín (Wenzel Wilhelm Freiherr Budovec von Budov), Ondrej Bauer (Joachim Andreas von Schlick), Dan Dittrich (Wenzel Wilhelm von Roupov), Michal Dalecky (un jeune officier), Daniela Sisková (une femme de chambre).
Docu-fiction tchèque illustrant la résistance de la Bohème hussite contre les Habsbourg. La fameuse (seconde) défenestration de Prague qui a leu le 23 mai 1618 met le feu aux poudres dans l'Europe multiconfessionnelle du XVIIe siècle. En 1618, la monarchie catholique des Habsbourg est installée depuis plus d'un siècle dans le royaume de Bohème, garantissant à ses vassaux protestants (et hussites) la liberté de culte. Mais avec l'arrivée au pouvoir de Ferdinand II, qui entreprend la catholicisation à grande échelle du royaume, les nobles locaux se rebellent. Lorsque la Ligue catholique fait fermer un temple à Broumov et qu'elle fait raser une église dissidente édifiée sur les terres de l'archevêché à Hrob, les nobles adressent à Matthias (successeur de son frère Rodolphe en tant qu'empereur et roi de Bohème) une lettre de remontrances, le monarque fait interdire le parlement. Une délégation de parlementaires protestants menée par Mathias von Thurn se rend au château de Prague et défenestre trois gouverneurs, Les trois survivent miraculeusement à la chute, mais l'incident déclenche la guerre la plus sanglante qu'ait vu l'Occident (entre trois et cinq millions de morts). Politiquement isolés et contraints de faire appel à des mercenaires, les rebelles du Directoire finissent écrasés par la Sainte Ligue à la bataille de la Montagne-Blanche, devant Prague, le 8 novembre 1620. Quarante-trois membres du Directoire sont condamnés à mort, la Bohème est germanisée et catholicisée de force. Le conflit ébranle tout le Saint-Empire romain et s'étend bientôt sur le reste du continent.
Le docu-fiction, fastueux et d'une durée inhabituelle, s'arrête au lendemain de la bataille de 1620. Tournées en République tchèque, dans le décor des châteaux de Bohème, les reconstitutions en costumes donnent un certain cachet au récit, mais ne sauvent pas l'ensemble d'une certaine confusion (due aux complexités géopolitico-religieuses) et, en fin de compte, de la monotonie.
2018**(tv) Un âge de fer - la guerre de Trente Ans / Die Eiserne Zeit - Lieben und Töten im Dreissigjährigen Krieg (FR/DE) de Philippe Bérenger (fict.), Henrike Sandner (doc.) et Yury Winterberg
Gunnar Dedio, Marianne Slot, Laurent Duret/Arte France-ZDF-Looks Film & TV Produktion GmbH-Slot Machine-Bachibouzouk-CT (Arte 13.-20.10.18), 6 x 52 min. - Jan Hasenfuss (Peter Hagendorf), Sam Louwyck (Peter Paul Rubens), Rosa Burzstein (Elizabeth Stuart), Ismail Sahin (Wallenstein), Charlie Nelson (Père Joseph), Pierre Aussedat (le cardinal Richelieu), Anna König (Barbara Xeller), Marlene Tankzig (Anna Margareta von Haugwitz-Wrangel), Sina Ebell (Anna Stadler), Gode Benedix (Richard Deubler), Vincenzo De Jonghe (Jan de Kooning), Maria Jerg (Gloria Endres de Oliveira), Thomas Gerber (Melchior Bordt), Karsten Mielke (Christian Kresse), Christin Nichols (Anna Maria Buchlerin), Mathias Renneisen (Carl Gustaf Wrangel), Michael Fritz Schumacher (Henrik Holck), Christian Ahlers (Johann Gutknecht), Martin Alexandersson (Göran), Andreas Berg (Lambert Steinwich), Roland Bonjour (Frédéric, roi de Bohème), Jenny Kittmann (la duchesse de Löwenstein), Varis Klausitajs (Jan Jesenius), Peter Weiss (Jacob Xeller), Daphne Wellens (Isabella Brant).
La guerre de Trente Ans a été, jusqu'à la Première Guerre mondiale, le conflit européen le plus ravageur de l'Histoire, avec près de cinq millions de morts. Ce docu-fiction retrace ce long carnage, qui commence en Bohème où des rebelles protestants chassent du trône le roi catholique Ferdinand II et mettent à sa place le calviniste Frédéric V. La terrible vengeance de la Ligue des princes catholiques plonge l'Europe tout entière dans une spirale de violence, amplifiée par la peste. Le conflit aux multiples complexités est raconté de façon chorale, en se basant en partie sur le journal (authentique) de Peter Hagendorf, soldat mercenaire allemand qui fut de toutes les batailles. Mais aussi sur la correspondance d'Elisabeth Stuart, femme de Frédéric V, la vie de l'aubergiste Barbara Keller, les interventions du Père Joseph (conseiller de Richelieu) pendant le siège et la capitulation de La Rochelle protestante, et sur l'activité inattendue du peintre Rubens, espion à ses heures pour le compte de la reine Isabelle d'Espagne ! Ces témoignages originaux de personnages pris dans la tourmente donnent de la chair et de la respiration au récit. Tourné en Lettonie avec des acteurs convaincants et de superbes costumes.
Parties: 1. "Chaos / Chaos (1618-1621)" - 2. "Dieu / Gott (1626-1630)" - 3. "Pouvoir / Macht (1630-1632)" - 4. "Ravages / Verwüstung (1632-1633)" - 5. "Revirement / Rache (1634-1640)" - 6. "Paix / Frieden (1646-1649)".
2018(tv) 1648 - Der lange Weg zum Frieden: Wie der Dreissigjährige Krieg beendet wurde (1648, la paix de Westphalie) (DE/CZ) de Peter Wekwerth (fict.) et Holger Preusse (doc.)
Alex Hudsky, Stefan Pannen, Stéphane Rigotti/Cheidefilm-Agent Double-Synorgia Film-WDR-Ceska televize-Arte (Arte 21.10.18), 88 min. - av. Rüdiger Vogler (Maximilian von Trauttmansdorff), Axel Wandtke (Isaak Volmar, baron von Rieden), Manfred Möck (le duc Henri II d'Orléans-Longueville), Anna Cisarovská (Anne Geneviève de Longueville), Jan Konecny (Axel Oxenstierna, Grand chancelier de Suède), Zdenek Sedlacek (Johan Adler Salvius, baron d'Örneholm), Florian Walther (Wolfgang Konrad von Thumbshirn), Martin Skoda (Jean Adolphe Krebs), Krystof Zakrzewitch (le secrétaire), Markéta Spicová (une domestique), Arlette Lastovickova (une prostituée).
Docu-fiction: c'est à Münster et à Osnabrück que se tient le tout premier congrès de la paix de l'histoire européenne afin de mettre fin à trente ans d'hostilités sur le continent.
2019® (tv) La Guerre des trônes (FR) série d'Alain Brunard et Vanessa Pontet. - av. Cédric Ingard (l'empereur Frédéric II de Habsbourg). - cf. France: Louis XIII.
2019(tv) Ein Tag in Köln 1629 (Un jour à Cologne en 1629) (DE) de Sigrun Laste et Arne Peisker
Série "Terra X", Jens Afflerbach/Storyhouse Productions-ZDF-Arte Deutschland TV-National Film Centre Latvia-Riga Film Fund (ZDF 23.2.19 / Arte 9.12.21), 51 min. - av. Julia Thurnau (la sage-femme Anna Stein), Thomas Balou Martin (narration). - Docu-fiction sur le quotidien d'une sage-femme à Cologne qui assiste les accouchements, a le pouvoir de baptiser les nouveaux-nés et les connaissances médicales pour soigner par la science des plantes. Certaines paient leur savoir-faire de la vie: entre 1627 et 1630, un tiers des condamnés à mort à Cologne sont des sages-femmes, considérées comme des sorcières. Passionnant et glaçant.
2020(tv-df) Johannes Kepler - Storming the Heavens / Johannes Kepler, der Himmelsstürmer (Le Cosmos selon Kepler) (DE/SK) de Christian Twente
Gruppe 5 Filmproduktion-Südwestfunk (SWR)-Bayrischer Rundfunk (BR)-Arte-Ceská televize (CTV) (BR 8.8.20 / Arte 11.9.21), 90 min. - av. Christoph Bach (Johannes Kepler), Heiko Pinkowski (Tycho Brahe), Ben Janssen (Matthias Seiffart), Frederik Bott (Frans Tengnagel), Peter Brownbill (Jeppe), Daniel N. Fleischmann (Johannes Eriksen), Lena Drieschner (Barbara Kepler), Michael Sideris (Rodolphe II, empereur du Saint-Empire), Susanne Weckerle (Kirsten Brahe), Vilmar Bieri. - Docu-fiction ambitieux (scénario: Susanne Utzt): pasteur devenu chercheur, Johannes Kepler en 1600 est astronome à la cour de l'empereur Rodolphe II à Prague où il formule des lois physiques fondamentales. Le film suit les diverses étapes de sa vie, son quotidien marqué par des difficultés financières et des drames: le décès de son épouse Barbara et l'accusation de sorcellerie dont sa mère fut victime.