V - L’ESPAGNE, LE PORTUGAL ET LEURS COLONIES D’AMÉRIQUE

3. CARLOS II "El Hechizado" (1665 à 1700)

Danielle Darrieux et Jean Marais dans « Ruy Blas » de Pierre Billon (1947).

3.2. "Don César de Bazan" d'Ennery et Dumanoir

drame d'Adolphe Philippe d'Ennery et de Philippe François Pinel Dumanoir, créé en 1844. - Le personnage de Don César a été créé par Victor Hugo pour sa tragédie « Ruy Blas » (1838, cf. supra, 3.1), où ce Grand d’Espagne déchu – cousin pauvre de Don Salluste de Bazan, le maître de Ruy Blas – tenait un rôle secondaire. Frédérick Lemaître (qui avait créé le rôle de Ruy Blas) souhaitant, six ans plus tard, faire de ce Don César haut en couleurs le héros d’une nouvelle pièce, d’Ennery et Dumanoir, bon artisans du mélodrame populaire, s’exécutent. Hugo avait élevé un valet jusqu’à la reine, tandis qu’eux abaissent un roi jusqu’à une danseuse des rues, Maritana. Charles II est attiré par sa beauté, et son Premier ministre Don José de Santarem (personnage vraisemblablement calqué sur Don Juan José d’Autriche, 1629-1679) accepte de l’aider avec l’intention de révéler l’infidélité du roi à la reine Marie-Louise d’Orléans pour s’attirer ses faveurs. Gentilhomme ruiné et condamné à mort pour s’être duellé durant la Semaine sainte (il venait en aide à un pauvre orphelin, Lazarillo), Bazan est gracié le jour de son exécution. Le ministre intercepte toutefois la missive royale et propose au condamné de truquer son exécution s’il accepte auparavant d’épouser une jeune fille voilée (Maritana). Pendant la cérémonie, Lazarillo enlève les balles des fusils, car Don José n’a nullement l’intention d’épargner le condamné. L’exécution a lieu et Bazan, prévenu, fait le mort. Don José amène Maritana, à présent veuve d’un noble, séjourner auprès du marquis et de la marquise de Montefiori avant de l’introduire dans le pavillon royal. Croyant avoir épousé un fringant gentilhomme, Maritana est épouvantée de constater lors de leur premier rendez-vous nocturne que celui-ci n’a rien d’un Adonis. Le roi la pourchasse, elle refuse toute avance sexuelle. Bazan reconnaît Maritana à sa voix, la reine surgit. Immédiatement arrêté par les sbires du ministre, Bazan clame son innocence devant le monarque confondu, apprend la grâce dont il avait fait l’objet, déclare son amour à Maritana et tue le maître d’œuvre de cette conspiration, Don José. En gratitude, le roi nomme Don César de Bazan gouverneur de Valence.
Cette pièce en cinq actes fait également l’objet d’un opéra de l’Irlandais William Vincent Wallace et Edward Fitzball (livret), « Maritana » (1845), et d’un opéra comique, « Don César de Bazan » de Jules Massenet (1872), dont d’Ennery, Dumanoir et Jules Chantepie ont rédigé le livret.
1909Le Justicier Don César de Bazan (FR) de Victorin-Hippolyte Jasset 
Compagnie des Cinématographes & Films "Le Lion" (Paris), 142 m. – av. Harry Baur (César de Bazan), Suzanne Goldstein (Maritana), Charles Krauss (Carlos II), Jean Marié de l’Isle (Don José).
1912Don Caesar de Bazan (Don César de Bazan) (US) de Theo Frenkel ou Irving Cummins 
Reliance Film Co., 2 bob. – av. Irving Cummings (Don César de Bazan), Isabel Irvinge (Maritana), Theo Frenkel (Don José de Sentarém, Premier ministre), Robert Emmett Tansey (Lazarillo).
1915Don Caesar de Bazan / GB : Maritana (US) de Robert G. Vignola 
Kalem Co., 4 bob./60 min. – av. Lawson Butt (César de Bazan), Alice Hollister (Maritana), Harry F. Millarde (Don José de Sentarém, Premier ministre), Robert D. Walker (Carlos II), Helen Lindroth (la reine Marie Louise d’Orléans), Stockton Quincy (Lazarillo), James B. Ross (marquis de Rotundo [=Montefiori]), Mary Ross (marquise de Rotundo), John Mackin (cpt. de la garde).
Filmé dans un fort espagnol reconstruit dans les studios Kalem à Jacksonville, en Floride, d’après la pièce d’Ennery-Dumanoir et l’opéra de Wallace.
1918Don Cäsar, Graf von Irun / Don Cäsar von Irun (AT) de Luise Kolm et Jakob Fleck
Wiener Kunstfilm-Industrie-Ges.mbH (Wien), 5 actes/2100 m. – av. Max Neufeld (Don César de Bazan), Karl Ehmann (Carlos II), Egon Brecher (Don José de Santarém, le ministre), Rosa Günther (la reine Marie-Anne de Neuburg), Eugenie Bernay (Maritana, la chanteuse), Eduard Sekler (Lazarillo), Griete Haid (son fils). - Tourné en Autriche méridionale, au château de Rosenburg (Kamptal).
1920The Adventurer (US) de J. Gordon Edwards 
Fox Film Corp., 6062 ft./6 bob. – av. William Farnum (Don César de Bazan), Estelle Taylor (Maritana), Paul Cazeneuve (Don José de Sentarém, Premier ministre), Kenneth Casey (Lazarillo), Harry Southard (Carlos II), Dorothy Blake (la reine Marie-Anne de Neuburg), James Devine (marquis de Rotondo [=Montefiori), Sadie Radcliffe (marquise de Rotondo), Pat Hartigan (cpt. de la garde).
1922Maritana (GB) de George Wynn 
série « Tense Moments from Opera », Harry B. Parkinson/Master Films, 15 min. – av. Vivan Gibson (Maritana), Wallace Bosco (Carlos II), Gordon Hopkirk (Don César de Bazan). – Quelques scènes (muettes) de l’opéra de William Vincent Wallace.
1923**Rosita (US) d’Ernst Lubitsch [et Raoul Walsh] 
E. Lubitsch/Mary Pickford Company-United Artists, 8800 ft./9 bob. – av. Mary Pickford (Rosita [=Maritana]), Holbrook Blinn (Carlos IV), Irene Rich (la reine Marie-Louise de Bourbon-Parme), George Walsh (Don Diego [=César] de Bazan), Charles Belcher (le Premier ministre), Frank Leigh (le commandant de la prison), Mathilde Comont (la mère de Rosita), George Periolat (le père de Rosita), Philippe De Lacy (le frère de Rosita), Mario Carillo (le majordome), Charles Farrell, Marian Nixon.
Tolède en 1790, sous Carlos IV. Chanteuse des rues (titre de travail du film : « The Street Singer »), Rosita est l’idole des foules, on fête le carnaval. Le roi, incorrigible trousseur de jupons, l’aperçoit et l’exige pour maîtresse, malgré la colère de la reine, malgré le fait que Rosita aime Don César, gentilhomme sans le sou, et qu’elle affectionne en public des chants satiriques qui ridiculisent la couronne. Elle est appréhendée pour ses couplets insultants, et Don César, qui a pris sa défense, est condamné à mort. Quant à Rosita, que la faim tiraille, le roi la tente avec luxe, robes, bijoux et palais, ce qui ravit la famille de la chanteuse. Suit le mariage voilé avec Don César qui fera d’elle une comtesse, puis une veuve. Mais Don César est sauvé d’une mort certaine par la reine, qui a traficoté la munition des fusils du peloton d’exécution. Il feint d’être mort, son corps est transporté au palais. Le voyant étendu, Rosita se jette sur le roi avec un poignard, mais Don César « ressuscite » à temps pour sauver la situation, enlacer la chanteuse et obtenir le pardon de leurs majestés.
Le premier film américain de Lubitsch. Souhaitant abandonner les rôles de jeune fille pour passer à un registre réellement adulte, Mary Pickford contacte le cinéaste des sous-entendus érotiques à Berlin et l’invite à Hollywood. La rencontre se passe mal, l’antipathie est réciproque, mais au fil des semaines de travail dans les studios Pickford-Fairbanks sur Santa Monica Boulevard, la star est séduite par l’inimitable talent de son metteur en scène. Ce qui ne l'empêchera pas de demander à Raoul Walsh (dont le frère, George, joue Don César), une fois Lubitsch parti, de retourner certaines scènes et de retravailler le montage de plusieurs séquences. Trop sophistiquée et marquée par ses rôles de « petite fiancée d’Amérique », Mary Pickford n’est pas vraiment crédible en fille des rues, ses éclats sont joués, pas ressentis. C’est une sœur cadette et farceuse de Carmen, coquette, virevoltant dans une sorte de Monte-Carlo hispanique, au cœur de très séduisants décors d’opérette méridionale, de châteaux, de voûtes de prison magnifiquement éclairées (Sven Gade), animés d’une débauche de costumes (Mitchell Leisen). Lubitsch parsème cet enchantement visuel de touches malicieuses, de portraits jouissifs (le souverain, tantôt roi Pausole, tantôt tyran d’une férocité caricaturale). Toute référence à un moment historique précis est purement accidentelle, même si le script avance officiellement l’action de presque un siècle, à l’aube de la Révolution française. Mélange typiquement lubitschien de mélodrame opulent et de burlesque, le film est un succès critique et public, quoique Mary Pickford, traumatisée par cette collaboration difficile (où elle n’eut pas le dernier mot), en parlera toujours en termes très dépréciatifs.
1923**The Spanish Dancer (La Danseuse espagnole) (US) de Herbert Brenon 
Paramount/Famous Players-Lasky Corp., 8434 ft./9 bob./105 min. – av. Antonio Moreno (Don César de Bazan), Pola Negri (Maritana, la gitane), Wallace Beery (Philippe IV), Kathlyn Williams (la reine Isabelle de Bourbon), Adolphe Menjou (Don Salluste), Charles A. Stevenson (ambassadeur du cardinal Richelieu), Gareth Hugues (Lazarillo), Edward Kipling (marquis de Rotundo [=Montefiori), Robert Agnew (Juan).
Le projet initial de Famous Players-Lasky est une mégaproduction dans le style des films de Douglas Fairbanks intitulée « The Spanish Cavalier » (1922), avec Rudolph Valentino en Don César et Nita Naldi à ses pieds ; Allan Dwan ou Fred Niblo sont pressentis comme réalisateurs. Valentino se désiste au dernier moment, et parallèlement, Mary Pickford et Lubitsch annoncent « Rosita » (cf. supra) à partir du même sujet. Famous Players fait donc réécrire le script sur mesure pour Pola Negri, la vedette polonaise des grands films allemands de Lubitsch : sa Maritana, gitane endiablée et fieronne, éclipse aisément la romantique danseuse des rues de Mary Pickford, et le film est un immense succès populaire, inaugurant une carrière triomphale de la star aux États-Unis. Le mérite en revient aussi à Herbert Brenon, qui traite son mélo historique au premier degré et dirige avec brio ses foules entassées dans des décors époustouflants, à un casting impeccable et à une photo souvent inspirée par la peinture espagnole du XVII e siècle. Brenon se réfère ouvertement à Diego Vélazquez (1599-1660), qu’il fait d’ailleurs apparaître dans le film, ce qui pourrait expliquer pourquoi la trame a été déplacée du règne de Carlos II à celui de Philippe IV, son prédécesseur sur le trône d’Espagne.
1927Maritana (GB) de H. B. Parkinson 
série « Cameo Operas », John E. Blakeley/Song Films, 18 min. – av. Kathlyn Hilliard (Maritana), Herbert Langley (Don César de Bazan). – Séquences sonores de l’opéra de William Vincent Wallace.
1942*Don Cesare di Bazan / La lama del giustiziere (Don César de Bazan) (IT) de Riccardo Freda 
R. Freda/Elica Film-Artisti Associati, 78 min. – av. Gino Cervi (Don César de Bazan), Anneliese Uhlig (Renée Dumas), Enzo Biliotti (Philippe IV), Ermanno Donati (le peintre Diego Vélazquez), Paolo Stoppa (Sancho), Enrico Glori (vicomte de Beaumont), Giovanni Grasso (Don José de Nogueira), Alfredo Robert (Pasquale Cornalis), Antonio Acqua (cpt. Ribera). – De retour en Espagne après avoir longtemps combattu à l’étranger, Don César découvre un complot contre la couronne, ourdi par le Premier ministre et un émissaire français de Mazarin, avec le but de proclamer l’indépendance de la Catalogne. Il parvient à alarmer le roi....
Cette toute première réalisation de Riccardo Freda est tournée presque entièrement dans les studios Pisorno à Tirrenia, à l’économie, en utilisant des modèles réduits (l’explosion de la caravane). Gino Cervi, un peu rondelet pour le rôle de Don César, est imposé : c’est la plus grande vedette du moment. Les décors de Gastone Medin empruntent au gothique anglais et à Piranèse (la prison avec ses jeux oppressants de grilles et de voûtes) et la mise en scène parvient à en tirer parti avec adresse, compensant ainsi le côté statique et bavard du film. Comme Herbert Brenon dans « The Spanish Dancer » (cf. 1923), Freda rétrograde l’action en 1650, sous Philippe IV, ce qui lui permet également d’introduire le peintre Vélazquez. Le scénario est rédigé par Freda, Cesare Zavattini et Sergo Amidei, les futurs pontes du néoréalisme, et l’écrivain Vitaliano Brancati. Le script prend beaucoup de libertés avec la pièce, ne retenant que le duel du début qui vaut à Don César d’être arrêté, l’intervention en faveur de l’enfant brutalisé par des soldats et le rôle salutaire du petit lors de la fausse exécution du héros, enfin l’épisode du mariage en prison avec une femme que César ne voit pas. Le reste est surajouté.
1957Don Sezar de Bazan (SU) de Joseph Shapiro 
Lenfilm Studio, 96 min. – av. Vladimir Chestnokov (Don César de Bazan), Olga Zabotkina (Maritana), Fyodor Nikitin, Nikolai Boyarski, Natalia Dudinskaya.
1962***Le sette spade del vendicatore / Sept épées pour le roi (IT/FR) de Riccardo Freda 
Adelphia Compagnia Cinematografica, Roma-Comptoir Français du Film (Robert de Nesle)-Francisco Film, 88 min. – av. Brett Halsey (Don Carlos [César] de Bazan), Beatrice Altariba (Doña Isabela Medina), Gabriele Antonini (Philippe III), Guilio Bosetti (Don Luis, duc de Saavedra), Mario Scaccia (le cardinal), Gabriele Tinti (Corvo), Alberto Sorrentino (Sancho), Anita Todesco (Catherina), Jacques Stany (sergent).
L’intrigue est placée sous le règne de Philippe III « le vertueux », souverain malade, peu enclin à exercer le pouvoir et qui a passé sa vie dans le faste et les festivités de la cour, gaspillant d’énormes sommes d’argent, ou dans la pratique de la piété. La film débute par la signature d’un traité de paix entre ce roi d’Espagne inconsistant et Louis XIII. En retournant dans le château de ses ancêtres alors que tout le monde le croit mort au siège de Saragosse, le comte César de Bazan apprend le décès de son père et le legs de tous ses biens à son cousin, le duc de Saavedra – qui promet de les lui restituer. Cette même nuit, Don César est victime d’une tentative d’assassinat. Le lendemain, à l’auberge, il rencontre Doña Isabella, la femme de sa vie, installée dans une pièce voisine séparée seulement de la sienne par un rideau (la séquence est filmée sur le mode comique et laisse clairement entendre que le couple passe ensuite la nuit ensemble). Or le roi Philippe III, beau garçon lui aussi, s’est entiché d’Isabella et la fait rechercher dans tout le royaume. Accusé du meurtre du Premier ministre, Don César est condamné à mort, mais son cousin Saavedra, l’assassin, lui propose le salut à travers une exécution feinte s’il épouse Doña Isabella sans la voir… Saavedra a bien l’intention de tuer son cousin, mais celui-ci en réchappe par miracle et prépare secrètement une contre-offensive avec ses compagnon, de faux bandits. Le film rebascule dans l’humour grâce au portrait ironique du cardinal, vaniteux et poète médiocre qui assomme le jeune roi avec la lecture de ses œuvres dramatiques. Saavedra et les conspirateurs décident de faire jouer la tragédie édifiante du cardinal au château de Don César et d’en profiter pour enlever le roi. Tandis que la cour s’ennuie mortellement au spectacle de cette « Tentation d’un cœur chrétien », les adversaires dans l’ombre fourbissent leurs armes.
Le film atteint son paroxysme dans l’explosive séquence finale à la salle de torture souterraine du château, délire d’expressionisme polychrome, éclairée partiellement de rouge sang (digne de Roger Corman), avec couperets géants, cages, trappes à oubliettes, engrenages gigantesques, bassin à piranhas affamés, etc. Mario Bava, présent sur tout le tournage, donne ici un sérieux coup de main. Une fois Saavedra embroché, Don César et Isabella, son épouse, prennent congé du roi volage, qui doit dans son carrosse, juste châtiment, subir la lecture des passages de la tragédie morale du cardinal qu’il a manqués. – En fignolant ce remake de son « Don Cesare di Bazan » (1942), Freda signe le chef-d’œuvre italien du film de cape et épée : fluidité, rythme, humour à l’américaine, truculence inventive, duels dynamiques, retournements permanents de situation, une photo magnifiquement travaillée, une musique très originale de Franco Mannino (guitare de Mario Gagni et tambourin), un interprète principal convaincant (l’Américain Brett Halsey, qui campera Benvenuto Cellini dans « Il magnifico avventuriero » de Freda l’année suivante). L’intrigue est fondamentalement la même que celle de 1942, mais plus resserrée, plus élaborée, et plus nourrie en suspense (le scénario est de Filippo Sanjust, décorateur et metteur en scène de Richard Strauss, Wagner et Verdi à l’Opéra national de Vienne). Le tournage en Technicolor et Screenscope se fait entièrement en décors naturels au château de Bracciano (castello Orsini-Odescalchi) et dans les paysages avoisinants du Latium. A l’instigation de l’Office Catholique Français du Cinéma et en accord avec le coproducteur français Robert de Nesle, l’œuvre est amputée dans l’Hexagone des scènes décrivant les méfaits littéraires du cardinal. Le ridicule ne tue pas tout le monde.
1970(tv) Don César de Bazan (FR) de Guy Lessertisseur
(TF1 28.3.70). – av. Bernard Noël (César de Bazan), Michel Roux (Don José de Sentarém, Premier ministre), Marie-Hélène Breillat (Maritana), Madeleine Clervanne, Sacha Briquet (Carlos II), André Gille.
1976(tv) Don César de Bazan (FR) de Jean-Pierre Marchand
(A2 7.2.76), 95 min. – av. Robert Hirsch (César de Bazan), Robert Rimbaud (Don José de Santarém, Premier ministre), Hélène Calzarelli (Maritana), Pierre Olivier Scotto (Lazarillo), Jean Benguigui (Gregorio), Simon Eine (Carlos II), Jean Paredès (marquis de Rotundo [=Montefiori), Madeleine Barbulée (marquise de Rotundo). – Dramatique d’après la pièce de Dumanoir et d’Ennery, adaptée par Marcel Moussy.
1989(tv+ciné) Don Sesar de Basan (SU) de Jan Frid 
Lenfilm-Televidenie Sovietskovo Soyousa, 133 min. – av. Mikhail Boyarski (Don César de Bazan), Anna Samokhina (Maritana), Youri Bogatyriov (le roi), Natalya Lapina (la reine), Igor Dmitriev (Don José de Sentarém, Premier ministre), Victoria Gorchenina (marquise de Rotundo), Mikhail Svetin (le marquis de Rotundo [=Montefiori).